
Le mot agriculture dérive de « agros« , qui signifie « champs » et de « culte » du mot latin « colere« , qui signifie « honorer« . Cultiver, c’est donc, d’une certaine manière, honorer la terre et la nature. De ce fait, il nous est impossible d’imaginer une autre forme d’agriculture que celle qui respecte le sol et le vivant, afin de produire des produits plus vibrants. Nous défendons l’agriculture biologique et l’agro-écologie, car c’est la meilleure manière que nous ayons trouvée de mener une action politique tout en façonnant une vie cohérente avec nos valeurs et nos convictions. Cultiver en respectant la nature et le vivant est, en soi, un acte militant.
Une réponse innovante face au changement
climatique
Installés depuis 2018, nous sommes les premiers témoins des bouleversements climatiques : gel de printemps, sécheresses, grêle, mildiou… Ces aléas nous obligent à réinventer notre pratique pour pérenniser notre métier.




Suite à nos réflexions au côté de Pierre Masson notamment, nous sommes convaincu·es qu’il faut limiter le travail du sol pour le respect de son activité biologique, de plus incompatible avec une viticulture durable sans énergies fossiles.
Toutefois, l’enherbement naturel spontané a également tendance dans la majorité des cas à tasser les sols de manière inéluctable. Pour nous, il ne peut être satisfaisant sans que d’autres solutions soient apportées en parallèle: la complantation avec d’autres espèces végétales (hors vignes), l’apport de compost pour mieux structurer les sols, l’utilisation d’outils à actions mécaniques qui aèrent le sol sans le retourner, l’utilisation de matériel de traitement les plus légers possibles… Toute une manière d’aborder nos sols que nous essayons de réinventer !
« Réenchanter nos pratiques »
Un vieux verger abandonné, un sol de graves, une exposition idéale sur les coteaux de la vallée de Bergerac… Il n’en faut pas moins pour rêver y réhabiliter un Eden originel où vignes en foule, fruitiers greffés et plantes aromatiques et comestibles évolueraient, en totale symbiose.
C’est dans cette dynamique que notre projet prend forme, avec l’ambition de rompre avec la monoculture et de restaurer la biodiversité. En 2020, nous avons planté des petits fruits, des arbres isolés, des fixateurs d’azote et des plantes utilitaires dans les rangs de vignes existants, en plus des 1500 arbres plantés en haie champêtre en 2021.
En 2025, nous sauvons de l’arrachage des vieilles vignes de 1911 et 1932 (conduites en bio à une trentaine de kilomètres de Combrillac), que nous reprenons en fermage. Hormis le fait d’avoir à portée de main un conservatoire au patrimoine inestimable avec une nuée de cépages – dont certains sont toujours en cours d’identification -, s’occuper de vieilles dames de Cabernet franc et de Merlot de 90 ans nous procure une grande joie!
La même année, nous surgreffons 1200 racinés dans les vignes mariées avec du Bouchales, Guillemot, Mancin, Felen, Carmenère, Bouysselet.
Des moutons Manech et Soay, des chèvres, des porcs noirs gascons, des poules, un Berger d’Auvergne animent et entretiennent nos espaces naturels.
Que ce soient les arbres que nous plantons, les animaux que nous élevons, les cépages que nous sélectionnons, nous accordons désormais énormément d’importance à maintenir voire à sauvegarder une diversité variétale en déperdition!


